tu écris de la merde, tu manges de l'herbe et tes veines vertes me rendent malade. tu ne le dis pas? non, les racines préfèrent se tordre seules parce qu'elles peuvent l'espérer.
loin du tronc tu voudrais être? manges dabord de la merde tu déploira tes branches ensuite, doucement elles pousseront en germes de tes yeux, les lobes percés comme tes paupières de branches afflammées qui brûleront du désir de croir. Elles voudront monter escalader tes cheveux dressés, raides et durs contre le ciel, le transperçant, le poignardant, le pénetrant dans son coeur dans son ventre et dans ses mains.
on lui ouvre l'estomac, il n'a plus faim de toi, tu n'es que le rejet, tu n'es rien sous ce ciel, tu n'es rien, tu n'es pas, non, la négation de toi même.
coupée en deux tu miroites vers une surface inconnue, tu t'enracines pour mieux te déraciner, tu n'es qu'une écorce, une enveloppe sans destiantion, tu es nulle part, tu n'es rien, même pas un mot même pas une lettre, même ton image se discipe, elle s'évanouie, elle perd conscience.
ta petitesse devient ta grandeure, parce que tes lèvres murmurent, tu peux avaler des univers
parce que tu ouvres la bouche tout peut y être aspiré, un trou noir, une perle noire? un vide, une tornade de vertiges, tu n'es rien.
quand tu la fermes tu t'étouffes, tu te tues.
tes yeux deviennent énormes, ils sont pourtant fermés
ils sentent la surface de l'infini
à la fois tout et rien, en étant rien tu te trouves dans le tout.
un délire? une déviance du discours?

